Interview d’un groupe bruxellois réunissant des membres de plein de groupes punk de la région, doté d’un son carré et tranchant !

Hell Hina : Comment Missiles of October s’est formé ?

Lionel : Missiles of October s’est formé un mercredi très froid de janvier 2012 sous l’impulsion de Mathias Salas. On y retrouve Bob Seytor (de Rotyes et Contingent) à la batterie, Mathias Salas (de Fraü Blucher, ex-Galvanize) à la guitare et au chant, et moi-même, Lionel Beyet (de [P.U.T], ex Monster Eaters) à la basse et au chant.

En une petite année on a près d’une trentaine de concerts dans les pattes que ce soit en Belgique, Allemagne, Pays-Bas ou en France, et comme tu dis un beau EP aussi ! Missiles n’est pas notre seul projet sérieux, nos autres groupes sont aussi très actifs, on essaye de combiner l’emploi du temps de 4 groupes pour les concerts/tournées et enregistrements de disques.

Hell Hina : Quels sont les thèmes que vous évoquez dans vos chansons ?

Lionel : La vie en général est un bon sujet à textes. On condense Mat ou moi ce qui nous énerve, fache, tourmente, etc…. et on l’évacue!

Hell Hina : Comment se déroule le processus de composition de vos morceaux ?

Lionel : Ça part soit d’un riff que Mat amène, ou d’un truc qui te trotte dans la tête, d’une improvisation à 3. Quand un truc nous plait on le fait tourner en boucle, on improvise et puis on condense les passages qui nous plaisent. C’est assez instinctif, ça va assez vite quand on tient un truc.

Hell Hina : Qui a dessiné la pochette de votre disque ?

Lionel : C’est l’infographiste et dessinatrice Sisca Locca de Bruxelles. On la remercie énormément, tout le design: stickers ou t-shirts est aussi d’elle, ainsi que la pochette de l’album à venir. Son style et ces idées ont séduit le groupe et ça correspondent bien à ce que l’on veut. Développer un univers graphique propre à Missiles est important pour nous et là, ça colle à merveille.

Hell Hina : En parlant des punks, les Québecois de Jeunesse Apatride disaient « est-ce le système qui nous a eus, où est-ce la fin d’une époque ? », comment voyez-vous le punk actuellement ?

Lionel : Il est clair que le système nous met des bâtons dans les pattes, en fermant des lieux, en coupant des subsides, en alourdissant les charges, en privilégiant les GROSSES entreprises, en appauvrissant les gens, etc… mais je pense que le « punk » se porte plutôt bien, car c’est une réaction à ça. Il y a toujours du renouveau, le mouvement a été lancé et ne s’arrête plus, ça fait près de 40 ans que ça dure, quand certains arrêtent d’autres commencent (que ce soit des groupes, assos, labels, salle, ….). Pour nous le punk est plus la philosophie DIY et de contrôle de ce que tu fais.

Hell Hina : Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Lionel : Pour 2014, on prépare le 1er LP, des labels sont déjà intéressés pour le co-produire, et ce dans différents pays. C’est un long processus. Quand on aura enregistré, ça ira plus vite. Et puis des concerts, une tournée Pays-Bas/Allemagne. Et puis après on verra c’est déjà pas mal

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