Shining – VII – Fodd Forlorare

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__Black metal dépressif et enragé
__2011

[dcs_p]Aaaah, Shining. Leurs derniers albums ont toujours été très bons, même si les Suédois avaient un peu abusé du black métal atmosphérique-je-pleure-seul-dans-la-forêt sur leur dernier effort. C’est avec brio que le quatuor a réussi à garder ses éléments puissants et authentiques tout en innovant.[/dcs_p]

[dcs_p]Förtvivlan, Min Arvedel (« Désespoir, Mon héritage ») ouvre donc les veines : Après une courte intro de « You are my Sunshine » de Jimmie Davis, les ténèbres surgissent à coup de riffs lourds bien sentis. S’en suit un torrent d’éructations de Kvarforth qui multiplie les side-projects, apparaissant depuis 2009 dans Bethlehem, The Sarcophagus et Manes. Celui-ci mène la danse sur fond de blastbeat et de rythmiques black, tandis que la basse rajoute quelques touches mélancoliques supplémentaires de temps à autre.  Arrive alors un pont acoustique doom avec – et voici la nouveauté – du chant clair. Oui, chant clair et Shining dans la même phrase. La langueur vocale est suffisamment grande pour nous passer de dictionnaire. Les cumulus noirs s’amoncellent rapidement pour faire de nouveau gronder l’orage qui se conclut par un solo.[/dcs_p]

[dcs_p]Comme toujours l’architecte Shining préfère construire peu de morceaux (six), mais bien. La haine et l’abattement s’accentue dès le titre suivant, Tiden läker inga sår (« Le temps ne soigne aucune blessure »), qui se scinde en deux parties principales : le chanteur littéralement à l’agonie suivi de chant clair le tout entouré d’une mélodie à la fois imparable et black, et du blastbeat percé de cris. C’est incroyable d’entendre à quel point tout s’enchaîne en toute fluidité. [/dcs_p]

[dcs_p]Christopher Amott se joint à la rancœur sur Människa O’Avskyvärda Människa (« Homme, oh détestable homme ») pour nous gratifier de solos stridents superbes qui ajoutent toujours plus de sublime à cette ode à la haine…mais pas autant que l’incroyable Tillsammans är vi allt (« Ensemble nous somme tout »). une touche positive ?  Pas tout à fait. Chant clair (par le frontman de Nordman) et growl hurlés se livrent à des échanges déchirants qui sur des riffs de guitares acérés entourés de nappes de piano superbes.[/dcs_p]
[dcs_p]Il me serait difficile de comparer ce groupe à un autre, et surtout de ne pas vous le recommander. Född Förlorare témoigne d’émotions sincères et sombres, le tout très éloigné d’une qualité de production et de compositions loin des groupes de black obscures. Et pour les fans du groupe, à écouter d’urgence évidemment.[/dcs_p]

8.0

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A propos de l'auteur

Jérôme

Diplômé en journalisme, je fais des interviews de groupe depuis 2005 sur mon propre webzine, Hell Hina.

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